04 — Palmarès & santé

Des preuves,
pas des promesses.

Tout éleveur dit que ses chiens sont « testés ». Voici ce que ça veut dire ici, ligne par ligne, chien par chien, avec les dates et les praticiens. Les originaux sont montrés à chaque visite — c'est même moi qui les sors en premier.

Trois piliers,
zéro excuse

— protocole
  1. Les rotules — palpation par orthopédiste

    La luxation patellaire est LE point noir des spitz, toutes tailles confondues. Chaque reproducteur est palpé après ses 12 mois par le Dr Le Goff (clinique du Yeun, Pleyben), selon la grille de Putnam : grade 0 exigé sur les deux genoux. Un grade 1, même léger, même asymptomatique = retrait du programme d'élevage. C'est arrivé une fois, en 2021, avec une chienne placée depuis en famille. Ça m'a coûté un an. Je referais pareil.

  2. Les yeux — examen annuel, pas « une fois dans la vie »

    Atrophie progressive de la rétine, cataracte héréditaire, anomalies palpébrales : un examen oculaire n'est valable qu'un temps. Mes chiens voient un ophtalmologue vétérinaire tous les ans, jusqu'à leur retraite. Dernière session collective : mars 2026, au CHV Atlantia (Nantes). Quatre chiens, quatre « indemne ».

  3. L'ADN — prcd-PRA et filiations vérifiées

    Test génétique prcd-PRA (forme héréditaire de cécité progressive) pour tous : N/N partout, donc aucun chiot ne peut naître atteint ici. Et chaque chien a son empreinte ADN déposée : les parentés de mes portées sont prouvées par laboratoire, pas par déclaration sur l'honneur.

Le tableau
de bord

— 4 chiens
Chien Rotules ADN prcd-PRA Yeux (dernier examen) Empreinte ADN
Suzeraine 0/0 (2023)N/N (2022)Indemne — 03.2026Déposée
Eiko 0/0 (2024)N/N (2023)Indemne — 03.2026Déposée
Vrille 0/0 (2025)N/N (2025)Indemne — 01.2026Déposée
Olympe (retraitée) 0/0 (2020, 2022)N/N (2019)Indemne — suivi jusqu’en 2024Déposée

Praticiens : Dr Le Goff (orthopédie, Pleyben) — CHV Atlantia (ophtalmologie, Nantes) — Antagene & Laboklin (génétique).

Les rings,
avec mesure

— palmarès

Je n'expose pas pour le tableau de chasse : j'expose pour faire juger mon travail par des yeux qui n'ont pas d'affection pour mes chiens. Trois à quatre sorties par an, pas plus — la Nationale d'Élevage, la Spéciale bretonne, un CACIB. Voici ce que ça a donné, année par année, sans gonflette.

Suzeraine en statique sur le ring, Maud au bout de la laisse, juge en arrière-plan NE 2024 — Suze au posé

2025

  • Eiko — Excellent 1, CACS — Exposition nationale de Saint-Brieuc
  • Vrille — Excellent 1 classe jeune — CACIB de Brest (février)
  • Vrille — Confirmée au LOF — Quimper (juin)

2024

  • Suzeraine — Cotation 3/6 « recommandée » (grille du Club Français du Spitz)
  • Suzeraine — RCACIB — CACIB de Brest
  • Suzeraine — Excellent 2, classe ouverte — Nationale d'Élevage
  • Eiko — Confirmé au LOF — Brest (mars)
  • Vrille — Très Prometteur 1, Meilleur Puppy — Spéciale de race, Rennes

2023

  • Suzeraine — Excellent 1, CACS — Spéciale de race, Pontivy
  • Suzeraine — Excellent 1, CACS — Exposition nationale de Quimper
  • Eiko — V2 classe jeune — Spezial-Rassehundeschau, Hanovre (DE)

19-22

  • Suzeraine — Confirmée au LOF — Rennes, novembre 2022
  • Olympe — Excellent — Spéciale de race, Quimper 2019
  • Olympe — Confirmée au LOF — Vannes, septembre 2019

Et pour
vos chiots ?

— concrètement

Concrètement : un chiot de la Marge naît de deux parents aux rotules saines, ne peut pas développer la cécité prcd-PRA, a une filiation prouvée par ADN, et part avec un certificat vétérinaire établi par une clinique qui suit l'élevage depuis 2018. Le reste — l'alimentation, l'éveil, la socialisation — est documenté dans son carnet de route.

Ce que je ne garantis pas : qu'il ne mangera jamais vos chaussures. Là-dessus, les tests n'existent pas encore.

Voir la portée en cours →

Le choix d'une race se joue rarement sur la seule photo. Pour un bouvier des Flandres, la croissance s'étale sur deux ans, avec un poil double qui demande un brossage régulier dès le plus jeune âge. Le standard fixe des repères de taille et de proportions, mais l'essentiel se lit dans le rythme : un chiot qui grandit lentement n'est pas en retard. Les repères pratiques sur la croissance du bouvier des Flandres aident à situer chaque étape. À Brasparts, nous appliquons la même logique au spitz allemand moyen noir : observer, peser, noter les dates.

Un chien qui se gratte l'oreille ou se mord la patte après une sortie en zone humide, en Monts d'Arree comme ailleurs, peut avoir ramassé une tique. Le retrait se fait avec un crochet, sans produit, et la zone surveillée quinze jours : fièvre, urine foncée ou abattement doivent conduire chez le vétérinaire, car la piroplasmose s'installe vite. Côté repas, un adulte se contente le plus souvent de deux prises par jour, matin et soir, à heure fixe. Pour distinguer ce qui relève du confort de ce qui exige un avis, les signaux d'alerte chez le chien sont listés noir sur blanc, avec les tiques et le rythme des repas.

La robe bleue du Dogue Allemand vient d'une dilution du noir : le gène D sur locus D, qui éclaircit le pigment en gris acier. Un chiot bleu nait gris, il fonce ou s'éclaircit selon les lignées, et deux bleus accouplés donnent une portée entièrement bleue. La croissance reste celle d'un géant : environ 70 à 90 kg à l'âge adulte, poussée osseuse jusqu'à 18 mois, ce qui impose une alimentation et une activité surveillées. Sur la santé du dogue allemand bleu, les points de vigilance des grandes races sont détaillés : dysplasie de la hanche, torsion de l'estomac, cœur. Le budget suit la taille : croquettes, vétérinaire, matériel.

Chez le spitz allemand moyen, la sensibilité à l'ivermectine se transmet sur un mode autosomal récessif : un chien porteur sain ne déclenche rien, mais un chien homozygote touché peut présenter des troubles neurologiques dès une dose thérapeutique. Les signes apparaissent en général dans les heures qui suivent : mydriase, démarche vacillante, hypersalivation, puis dépression du système nerveux central. La conduite à tenir, décrite pas à pas pour ivermectine et signes neurologiques, commence par l'arrêt immédiat du produit et un appel au vétérinaire. En élevage, le génotypage MDR1 des reproducteurs reste la seule façon de ne pas produire de chiots sensibles.

Le merle est un gène dominant : un chien merle transmet la couleur à environ la moitié de sa descendance. Accouplé à un chien merle, il produit en moyenne un quart de chiots double merle, porteurs de deux copies du gène, exposés à des troubles oculaires et auditifs. La règle en élevage est donc simple : jamais merle sur merle. Pour un spitz allemand moyen noir, la question ne se pose pas, mais elle compte dès qu'une robe merle entre dans un pedigree. Les repères génétiques et les dépistages à suivre pour prévenir le double merle sont détaillés sur cette page.

L'atrophie progressive de la retine merite d'etre comprise avant meme de consulter un pedigree. Il existe plusieurs formes hereditaires, dont la prcd-PRA, et la lecture d'un test ADN n'est pas toujours immediate : un resultat porteur ne signifie pas que le chien developpera la maladie, mais il impose des precautions au moment de l'accouplement. Pour aller au bout de ces questions, formes, interpretation des resultats et gestion d'un reproducteur porteur, la page consacree aux tests ADN de la retine detaille chaque cas. C'est aussi la methode appliquee ici, a Brasparts, pour les croisements de nos spitz allemands moyens noirs.